REFLECHIR et PRIER à partir de textes
seul ou avec un groupe : à vous de choisir...

Avec moi, Jésus est parmi les hommes d'aujourd'hui (Madeleine Delbrêl)

Celui qui agit et pour qui on agit (Jean-Paul II - lettre aux dirigeants chrétiens)

Co-créateur du monde

Désenchanter le travail (Dominique Méda)

Désir

Fruit de la terre et du travail des hommes (Christian Salenson)au cours de nos randos, Travail et Foi 2009

Invités à nous détendre

Je fais ce qui me plait (Maurice Bellet)

Je suis un homme sérieux (Saint Exupéry)

Laborens exercens (Jean-Paul II)

Le lieu où quelque chose est aventuré

Le sacerdoce est d'abord dans le peuple de Dieu (rencontre nationale 2008 des prêtres ouvriers)

Le travail n'est humain que s'il est intelligent et libre

Les ouvriers de la 11ème heure (une parabole de l'Evangile)

 

L'homme qui ne se trompe pas n'est pas un homme (Le Corbusier)

Plus nous serons nombreux, plus notre voix se fera entendre (tract syndical)

Prière de l'artisan

Sens et spiritualité au travail

Vie privée, vie professionnelle : où est la frontière ?

 
 

Recevoir les lectures du jour sur sa boite mail, c'est possible avec
l'Evangile au quotidien


Réfléchir en
semble et se ressourcer, c'est aussi possible avec notre proposition pour les jeunes professionnels :

Documents téléchargeables

Voir le diaporama

Connaître l'équipe

nous écrireRéagir aux textes

 

 

 

Grâce au travail, doivent se multiplier sur la terre, non seulement les fruits de notre activité mais aussi la dignité de l'homme, la communion fraternelle et la liberté. Puisse le chrétien, qui se tient à l'écoute de la parole du Dieu vivant et qui unit le travail à la prière, savoir quelle place son travail tient non seulement dans le progrès terrestre mais aussi dans le développement du Royaume de Dieu auquel nous sommes tous appelés par la puissance de l'Esprit Saint et par la parole de l'Evangile.

Jean Paul II, laborem exercens

dessin de Cécile 2B extrait de Aujourd'hui des chrétiens

lire le chapitre 25 de Laborem exercens

retour en début de page

 

     
   



Le maître [ l'architecte Le Corbusier] visite le chantier à un moment précis de la construction. Or il aperçoit tout de suite une planche appliquée sur le rebort latéral d'une fenêtre, comme pour le masquer. Il pressent là quelque chose d'un peu louche ; il écarte alors la planche, et s'aperçoit que le rebord en question n'est pas tout à fait à l'aplomb ! Voyant que le patron est en train de réaliser la chose, un ouvrier se précipite : « Là, nous avons un peu raté notre coup ; nous avions pensé qu'il serait sans doute mieux que vous ne le remarquiez pas, et c'est pour cela que nous avons posé la planche à cet endroit. » Fureur de Le Corbusier : « Comment ? Dites-vous bien que je suis en profond désaccord avec votre comportement ! Plutôt que de poser une planche pour masquer l'affaire, j'aimerais qu'on applique ici une pancarte portant en lettres d'or cette inscription : « Ceci est un travail d'homme, or l'homme qui ne se trompe pas n'est pas un homme. »

Dans ‘Documents Episcopat » n°9/2006 « La rencontre de l'acte créateur et du message de la foi »

 

retour en début de page

 
   

- Hein? Tu es toujours là ? Cinq cent un millions de... je ne sais plus... J'ai tellement de travail ! Je suis sérieux, moi, je ne m'amuse pas à des balivernes ! Deux et cinq sept...
(…)
- Et que fais-tu de ces étoiles ?
- Ce que j'en fais ?
- Oui.
- Rien. Je les possède.
(…)
- Et à quoi cela te sert-il de posséder les étoiles ?
- Ça me sert à être riche.
- Et à quoi cela te sert-il d'être riche ?
- A acheter d'autres étoiles, si quelqu'un en trouve.
(…)
- Et qu'en fais-tu ?
- Je les gère. Je les compte et je les recompte, dit le businessman. C'est difficile. Mais je suis un homme sérieux !
Le petit prince n'était pas satisfait encore.
- Moi, si je possède un foulard, je puis le mettre autour de mon cou et l'emporter. Moi, si je possède une fleur, je puis cueillir ma fleur et l'emporter. Mais tu ne peux pas cueillir les étoiles !
- Non, mais je puis les placer en banque.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ça veut dire que j'écris sur un petit papier le nombre de mes étoiles. Et puis j'enferme à clef ce papier-là dans un tiroir.
- Et c'est tout ?
- Ça suffit !
C'est amusant, pensa le petit prince. C'est assez poétique. Mais ce n'est pas très sérieux.

Extrait du " Petit Prince" d'Antoine de Saint Exupéry
retour en début de page

 
   

 

"...il n'y a pas eu un seul matin où je n'aie pas été content d'aller au boulot, même si je sais que ça va être la galère. Le travail est exaltant, au sens où c'est le lieu où quelque chose est aventuré. Si le Verbe s'est fait chair, il n'y a pas d'autre lieu que la réalité humaine pour la foi. C'est la structure du christianisme. Celui qui croit vivre en chrétien en dehors de la réalité contingente, "terreuse", est dans l'illusion. Même dans un contexte difficile, nous - tous les chrétiens- portons une parole d'espérance. Car, si l'Evangile n'est pas une parole d'espérance pour les gens que je côtoie à l'usine, alors l'Evangile n'est pas croyable."

Extrait du journal La Croix du samedi 23, dimanche 24 septembre 2006 dossier "Vivre son travail devant Dieu" - entretien avec Joël Chérief


retour en début de page

 

 
   

 

Nous devrions cesser d'appeler travail ce « je-ne-sais-quoi » censé être notre essence, et bien plutôt nous demander par quel autre moyen nous pourrions permettre aux individus d'avoir accès à la sociabilité, l'utilité sociale, l'intégration, toutes choses que le travail a pu et pourra encore sans doute donner, mais certainement plus de manière exclusive. Le problème n'est donc pas de donner la forme travail à des activités de plus en plus nombreuses, mais au contraire de réduire l'emprise du travail pour permettre à des activités aux logiques radicalement différentes, sources d'autonomie et de coopération véritables, de se développer.

Désenchanter le travail, le décharger des attentes trop fortes que nous avions placées sur lui, et donc le considérer dans sa vérité, commence par un changement radical de nos représentations et des termes mêmes que nous employons. C'est à cette condition que nous pourrons, d'une part, libérer un espace véritablement public, où s'exerceront les capacités humaines dans leur pluralité et, d'autre part, réorganiser le travail.


(…) La réduction de la place du travail dans nos vies, qui devrait se traduire par une diminution du temps de travail individuel, est la condition sine qua non pour que se développe, à côté de la production, d'autres modes de sociabilité, d'autres moyens d'expression, d'autres manières pour les individus d'acquérir une identité ou de participer à la gestion collective, bref, un véritable espace public.

Extrait de "Le travail, une valeur en voie de disparition" de Dominique Méda.
retour en début de page

  la fondue pour finir notre séjour - La Grave 2008
   

Certains jours, j'ai l'impression d'être dans un grand tunnel, j'avance, j'avance, et je n'en vois jamais la sortie ; autour de moi, je vois d'autres personnes qui, elles, trouvent leurs sorties.
Je finis par croire qu'il n'y a pas de sortie à mon tunnel ou alors que je l'ai ratée, je me demande si je suis fait pour travailler, s'il y a vraiment un travail fait pour moi.
Depuis que je suis tout petit, on me demande ce que je veux faire plus tard, mais aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais su quoi répondre. Je crois tout simplement que je n'ai jamais eu envie de travailler. Cette question, c'est ma hantise, je ne sais jamais quoi répondre. Dans les vœux d'orientation, ou dans les fiches d'inscription, il y a toujours une ligne, avec, marqué en gros « projets professionnels ». J'ai toujours laissé cette ligne blanche.
La seule vision du travail que j'aie, c'est celle de mes parents : ils sont commerçants, ce qui n'a rien à voir avec mon orientation « génie mécanique ». Ils sont leurs patrons. Quand je pense à eux en terme de travail, je ne les imagine pas en train de travailler mais autour de la table, fatigués, usés par leurs journées. Ils ont un peu plus de quarante ans et veulent tous les deux arrêter de travailler : ma mère voudrait rester à la maison et s'occuper de son foyer, mon père lui, voudrait s'acheter un bateau et partir en Polynésie. A sans arrêt les entendre, je finis par avoir mal pour eux. Je ne veux pas leur ressembler, même si je les aime.
(…) J'attends dans l'espoir de voir une aventure faite pour moi mais je ne vois rien venir. J'envie les passionnés, ceux qui savent ce qu'ils veulent faire : ils projettent déjà leur carrière dans l'avenir, les branches qui les intéressent. Ils ont des rêves plein la tête.
3 015 900 chômeurs.

Nicolas dans « Ecritures, les mots du travail » 1999
retour en début de page

  Travail et foi au quotidien la Grave 2008
   

Tu me diras que c'est vrai, mais qu'il y a aussi toute la peine que l'on se donne Tu as raison. D'ailleurs écoute ce que dit la liturgie: « Fruit de la terre et du travail des hommes » La vie n'est pas uniquement don reçu. Elle est aussi le fruit du travail. Il a fallu s'en occuper, travailler, oeuvrer pour que les dons reçus soient d'abord accueillis, et puis entretenus, et déployés.

La vie est un don merveilleux, mais elle est fragile et demande beaucoup de soin pour la respecter, pour qu'elle grandisse... C'est un don merveilleux qu'une vie confiée à nos soins. Mais que de travail, et que de travail sur soi pour accompagner sa croissance en essayant d'être juste, de tenir sa place et rien que sa place...

Certes tout amour est un don merveilleux qui vient de Dieu, mais il a besoin que l'on en prenne soin, jour après jour, avec délicatesse et attention. C'est du travail tout cela... Le pain de nos vies est pain descendu du ciel et il est aussi pain pétri de nos mains. Impossible de célébrer la messe s'il manque du pain ou du vin. On en connaît la vraie raison: pas d'eucharistie sans des vies d'hommes, la nôtre, celle de l'Église... et pas seulement notre vie ni celle de l'Église mais aussi celle de la multitude, des autres croyants, de ceux qui ne savent pas, de ceux que cela indiffère, car ce sacrement ne saurait être « pour nous » s'il n'était en même temps «pour la multitude », une messe sur le monde qui embrasse toute la création. Garde précieusement ces paroles « Pour vous et pour la multitude... »

Christian Salenson
Dans "Catéchèses mystagogiques pour aujourd'hui" 2008
Editions Bayard

retour en début de page

 
   

 

 

Je me rends compte que mes activités rémunérées et mes engagements se rejoignent, m'enrichissent (dans tous les sens du terme) et me façonnent. Moi qui suis co-créateur du monde, je suis aussi créé par mon travail, qui me fait devenir. Ma vie professionnelle a facilité certains engagements et ces derniers ont fertilisé la façon dont j'exerce mes responsabilités au bureau.

Demain, je prendrai ma retraite. Cela ne me dispensera ni de faire fonctionner mes neurones ni de me sentir responsable du monde dans lequel je vis. Je pense à cette belle phrase de Khalil Gibran, dans le Prophète :

« Lorsque vous travaillez, vous accomplissez une part du rêve de la Terre.. Le travail est l'amour rendu visible. »

Je continuerai donc à travailler. Par amour.

Jacques Pirson dans « Aujourd'hui des Chrétiens » n°265 janvier 2008 – Le travail professionnel

retour en début de page

 
   

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 20, 1-16)
Jésus disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.'
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !'
Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon ?' Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

retour en début de page

 
   

 


Les salariés ne recevront que 0,9 % d'augmentation générale et…en septembre ! Le reste sera réglé au cas par cas, selon le bon vouloir des supérieurs hiérarchiques, au mépris de l'effort collectif et des négociations annuelles obligatoires. (..)

La Direction refuse de reconnaître le travail et l'implication de ses salariés, malgré un taux d'absentéisme exceptionnellement faible. La Direction encourage les inégalités et refuse de mettre en place une grille de salaires juste et équitable. Il est pourtant urgent de définir des critères de rémunération transparents.

Autre chiffre : le taux de rotation (turnover) est de 4 ans ! Pourquoi ? Parce que les salariés n'ont aucune reconnaissance de leur travail. Parce qu'aucune possibilité d'évolution n'est possible. Parce que la Direction se moque de voir partir les meilleurs éléments. Parce que la Direction préfère faire le plein de juniors moins rémunérés, d'intérimaires et de prestataires qui échappent à la comptabilité des salaires.(…)

L'action des représentants syndicaux aurait-elle été entendue ? (…)Il ne saurait pourtant être question d'en rester là. Consultez-nous ! Rejoignez-nous ! Plus nous serons nombreux, plus notre voix se fera entendre !

Extrait d'un tract syndical

retour en début de page

  Travail et Foi la Grave 2008
   


Les dirigeants chrétiens ont pour vocation de montrer qu'il ne peut y avoir de cloisons étanches pour un chrétien entre sa vie personnelle, son activité professionnelle, et sa participation à la vie de l'Eglise. Un chrétien est appelé à servir les autres avec toutes ses capacités personnelles et tous les moyens qui lui sont confiés. Dans le cas concret de l'entreprise, cela signifie que sa structure elle-même ne peut manquer d'être soumise, au besoin, à révision, afin qu'elle puisse servir au vrai bien des personnes humaines en faveur desquelles s'exerce son activité, tandis que son chef et son personnel réalisent, là aussi, leur vocation chrétienne. Le principe, le centre et la fin de toute activité humaine, y compris l'activité économique, c'est l'homme : celui qui agit et pour qui on agit.

Lettre de Jean Paul II aux dirigeants chrétiens – 1989

 

retour en début de page

 
   


(…) A l'heure où l'indifférence vis-à-vis de la foi peut apparaître comme uniforme, à l'heure de la raréfaction des candidats au sacerdoce, à l'heure où l'Eglise se sent menacée par la sécularisation, la tentation est grande pour elle de regrouper ses forces, freiner ses audaces, s'enfermer dans ses pratiques et son culte, se préoccuper essentiellement de sa survie. Au contraire, notre expérience nous confirme que le monde du travail justifie des initiatives spécifiques et que l'Eglise se doit d'y consacrer des forces au risque de manquer sa mission. Les premiers apôtres ont connu ce risque mortel de se désintéresser des attentes humaines. Ils ont verrouillé toutes les portes de leur cénacle. Grâce à Dieu, ils n'ont pu empêcher le Ressuscité d'y entrer, pour les envoyer au dehors, être ses témoins jusqu'au bout du monde.

Prêtres ouvriers, comme pour beaucoup d'autres baptisés soucieux de la mission, nous souhaitons une Eglise qui se souvienne que le sacerdoce est d'abord dans le Peuple de Dieu. Nous essayons de promouvoir une Eglise qui ose aller à la rencontre des hommes, des autres croyances, non riche de ses certitudes, mais dans l'esprit de celui qui cherche et qui a besoin des autres pour avancer en vérité.

Extrait de l'Appel des prêtres ouvriers – rencontre nationale à Valpré-Ecully ( du 10 au 12 mai 2008)
Texte publié dans La vie diocésaine d'Orléans 29 juin 2008

retour en début de page

  Travail et Foi au quotiden La Grave 2009
   


(…) Travail, famille, amis, loisirs, engagements divers, réunions tous azimuts, déplacements fatigants occupent jusqu’au débordement (…) Il est urgent d’entendre cette invitation « détendez-vous », non comme un vœu pieux inefficace ou une activité supplémentaire, mais comme un choix déterminant pour un mieux vivre.
(…) Le propre de la détente, c’est de nous pacifier, de nous rendre à nous-même et aux autres en permettant de nous construire ou reconstruire, de trouver équilibre, unité, intériorité nécessaires à la vie relationnelle. La détente transforme la personne. Si les difficultés objectives demeurent, le fait d’être détendu change son rapport au réel, met de la distance et donc de la liberté, permet d’assumer et même d’agir sur le réel.
(..) Il y a, par exemple des gestes simples : (..) Se faire un horaire et interrompre le travail jusqu’au lendemain, le monde continuera à tourner. Contempler ce qui nous entoure (..), faire silence en stoppant le cinéma intérieur. S’émerveiller des créatures, y compris humaines, du bien que certains font, prendre le temps sans se précipiter toujours pour faire le maximum… Toutes choses, comme tant d’autres, qui laissent couler en soi la source qui fait vivre.
(…) Prendre du temps pour Dieu, avec Dieu, alors qu’on est si occupé, qu’il y a tant de choses urgentes où l’on est si indispensable, est un défi, mais combien fécond ! Ces rendez-vous d’amour ne sont pas une surcharge ou une fatigue supplémentaire, car ce qui est à faire et à vivre n’en pâtit pas, au contraire ! Un cadre supérieur, au cours d’une retraite dans la vie découvre que se lever plus tôt pour faire oraison avant de partir au travail, loin de le fatiguer le met en forme et qu’il vit bien mieux sa journée. Il n’a donc plus d’excuse pour ne pas prier. Ce temps source fait partie des priorités.
De même, ces courts moments de relecture au soir de la journée, ou d’offrande au réveil font vivre autrement, au quotidien.

Extrait d’un article de Françoise LESAVRE dans la revue Vie Chrétienne n°519

retour en début de page

 
   


Je fais ce qui me plait.

Car ce qui ne me plait pas, on le fait toujours mal.
Et les autres n’ont pas besoin de ma perfection ou de ma charité. Ils ont besoin d’être guéris si je suis médecin, d’être nourris si je suis boulanger, d’être enseignés si je suis professeur.

On ne demande pas à son cordonnier d’être pieux et renoncé : on lui demande des semelles qui tiennent.
Les autres veulent que j’aime mon métier.

Maurice Bellet, extrait de « La force de vivre » (1963)
retour en début de page

 

 

 

 

   


A travers le travail, l’homme peut progresser, dans l’effort et le partage avec les autres dans un objectif commun de construction. Le travail est un don de Dieu. Il est l’une des activités qui permet aux hommes d’avancer ensemble dans la créativité.
La notion de partage, à travers le travail, permet aux hommes de progresser, de s’aider et de mieux se connaître.
Le travail pose question ; il est ambivalent.
D’une part il permet au travailleur d’avoir de l’argent, un statut, une reconnaissance sociale, une certaine jouissance et un pouvoir. D’autre part, le travail peut attiser les discriminations et les inégalités sociales. Il peut dresser les hommes les uns contre les autres. De plus en plus, les hommes poussés par le libéralisme, risquent de devenir égoïstes poussant d’autres à se révolter. La valeur du travail est de développer la conscience professionnelle, le sens du devoir et les relations fondées sur l’Homme.
Le travail n’est humain que s’il demeure intelligent et libre. Dans son travail, le chrétien doit être le témoin des valeurs proposées par l’Eglise à la suite du Christ.
Le monde du travail est aussi un lieu où doivent s’exercer la solidarité et l’ouverture aux différences raciales, sociales, sexuelles et physiques.

Extrait de « Notre charte de volontariat, une relecture libre, militante et solidaire de l’encyclique Populorum Progressio » - Délégation Catholique pour la Coopération - 2007
retour en début de page

  Travail et Foi au quotidien la Grave 2008
   

Prière de l'artisan

Apprends-moi, Seigneur,
à bien user du temps
que Tu me donnes pour travailler...
Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées
sans tomber dans le scrupule qui ronge.
Garde en moi l'espérance de la perfection,
sans quoi je perdrais coeur.
Garde-moi dans l'impuissance de la perfection,
sans quoi je me perdrais d'orgueil.
Purifie mon regard : quand je fais mal,
il n'est pas sûr que ce soit mal,
et quand je fais bien,
il n'est pas sûr que ce soit bien.
Seigneur, ne me laisse jamais oublier
que tout savoir est vain sauf là où il y a du travail,
et que tout travail est vide sauf là où il y a amour,
et que tout amour est creux qui ne me lie à moi-même
et aux autres et à Toi, Seigneur !
Enseigne-moi à prier avec mes mains,
mes bras et toutes mes forces.
Rappelle-moi que l'ouvrage de mes mains T'appartient
et qu'il m'appartient de Te le rendre en le donnant;
que si je le fais par goût du profit,
comme un fruit oublié je pourrirai à l'automne;
que si je le fais pour plaire aux autres
comme la fleur de l'herbe je fânerai au soir;
mais si je le fais pour l'amour du bien,
je demeurerai dans le bien;
et le temps de faire bien et à ta gloire,
c'est tout de suite.
Amen !

Nicole Anonette, religieuse

retour en début de page

 

 

 

version intégrale

 

 

 

   

Pour la majeure partie des personnes interrogées, les valeurs qui donnent un sens à l’existence se vivent surtout en dehors du travail. Le travail n’est donc pas considéré comme étant une activité créatrice de sens. Le sens est créé surtout au sein des activités familiales (…)
Bien que les gens passent la majeure partie de leur vie au travail, ce dernier constitue une sphère distincte de la vie personnelle. Le travail permet bien sûr la réalisation de soi et donne sens à l’existence mais chez plusieurs des répondants se retrouve le besoin de relativiser, de qualifier, de se questionner sur le rapport qu’ils entretiennent à celui-ci, sur leur autonomie et sur le contexte dans lequel ils oeuvrent.
Quant au rapport entre travail et vie personnelle, certains employés ont signalé leur besoin de s’éloigner du travail. Un éloignement réalisé en partie grâce à la famille et aux activités de loisir (..)
Dans le même ordre d’idées, la vie personnelle paraît peu évoquée au travail.

« Sens et spiritualité au travail : Une recherche exploratoire »
Solange Lefebvre, Jean-Philippe Perreault et Sherazade Adib
Théologiques, vol. 9, n° 2, 2001, p. 117-134.



retour en début de page

 

 

lire le texte intégral

 

Travail et foi au quotidien La Grave 2008

   

 

Le travail a une valeur, un sens, une utilité, mais il n’est pas le tout de la vie humaine.

La société, et l’entreprise elle-même, ont tout à gagner, s’il est permis aux salariés de préserver l’équilibre entre toutes les dimensions de leur vie.

De plus en plus, les outils modernes de communication (ordinateur, téléphone…) effacent les frontières entre vie privée et vie professionnelle : où s’arrête le bureau, où commence la maison ? Au risque de l’empiétement réciproque.

Evitons, même pour le plaisir d’agiter des « idées nouvelles », d’ajouter à la confusion des temps !

Extrait de l’éditorial de Dominique Quinio à propos de l’amendement sur la possibilité de travailler pendant un congé maladie ou maternité
La Croix mercredi 27 mai 2009

retour en début de page

  Travail et Foi au quotidien - La Grave 2009
   

Le nouveau jour

Un jour de plus commence.

Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé.
Il a marché parmi les hommes.
Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui.

Il va rencontrer
Chacun de ceux qui entreront dans la maison,
Chacun de ceux que je croiserai dans la rue.
(...)
Tous seront ceux qu’il est venu chercher.
Chacun, celui qu’il est venu sauver.
(…)
Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé.
Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons,
A chaque instant,
Les envoyés de Dieu au monde.
Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé,
Au long de ce jour qui commence,
A toute l’humanité, de notre temps, de tous les temps ;
De ma ville et du monde entier.

Madeine Delbrêl, dans Alcide, Editions du Seuil, 1968
retour en début de page

 

 

lire le texte intégral